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Articles de la catégorie ‘Nature’

LES OISEAUX MIGRATEURS VICTIMES D’ELECTORALISME

Grand froid : SOS ESTUAIRE demande au Préfet de suspendre toute chasse

En accordant après tant de privilèges, des cadeaux supplémentaires aux chasseurs, le gouvernement continue de brader la biodiversité en particulier certaines espèces d’oiseaux migrateurs pour des raisons purement électorales. Celles-ci sont pourtant déjà bien mal en point et ont survécu à plus de 6 mois de chasse en France, période la plus longue de tous les pays européens.

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Bruno Lemaire et NKM autorisent les élevages industriels à rejeter encore plus de nitrates dans l’eau

Le journal officiel a publié hier 11 octobre un décret officiellement relatif « aux programmes d’actions à mettre en œuvre en vue de la protection des eaux contre la pollution par les nitrates d’origine agricole » dont on retiendra qu’en réalité il relève les plafonds d’autorisations d’épandage d’azote issu des élevages agricoles !

Les élevages industriels pourront désormais épandre jusqu’à 170 kg d’azote par hectare de surface agricole totale (SAU), et non plus par hectare de surface potentiellement épandable (SPE, zone dont étaient déduites les surfaces à proximité des cours d’eau, du littoral, des tiers). Concrètement, il sera permis d’augmenter de plus de 20% les quantités d’azote rejetées !

Alors que la Commission européenne a exigé cet été de la France des explications très détaillées sur ses politiques de (non) lutte contre les algues vertes, ce décret aura pour conséquences d’ aggraver la pollution des eaux de rivières, des plages, de l’eau de mer déjà touchée par la prolifération de micro-algues toxiques. Il en découlera de surcroît pour le contribuable et le consommateur d’eau un nouvel alourdissement de la part des factures, 1680 millions d’euros par an affectés aux « pollutions agricoles diffuses » par le ministère de l’écologie lui-même !

L’environnement, « ça commence à bien faire », avait tonné le chef de l’Etat devant des agriculteurs bretons en 2010. Cette décision est une nouvelle preuve de la soumission du gouvernement aux lobbies économiques les plus rétrogrades, ceux qui font prendre du retard à la France alors que des régions agricoles européennes comme la Bavière, des pays comme le Danemark, ont su ces dernières années retrouver la qualité de leurs eaux en réduisant de 30% les dispersions de nitrates et de pesticides dans l’eau, en favorisant notamment l’installation d’agriculteurs bio.

La signature au bas de ce décret des Ministres de l’écologie et de l’agriculture, NKM et Bruno Le Maire, est le signe le plus sûr de la « corruption » irréversible qui affecte l’esprit écologique de ce gouvernement.

Claude Taleb et Perrine Hervé-Gruyer, conseillers régionaux EELV de Haute-Normandie

Explosion à l’usine Grande Paroisse (AZF-Total) de Grand Quevilly

Un compresseur d’ammoniac a explosé ce matin vers 9h à l’usine Grande Paroisse de Grand Quevilly qui fabrique des engrais azotés. La Préfecture annonce qu’il n’y a eu aucun blessé et assure qu’aucune fuite d’ammoniac n’est « heureusement » intervenue tout en précisant que dans le cas où nous reniflerions des odeurs d’ammoniac cela serait du au fait que ce gaz est « très odorant » mais « non toxique ».
Cet accident résonne un peu particulièrement, quelques jours après le dixième sinistre anniversaire de l’explosion de son usine soeur AZF Toulouse.
Souhaitons que l’absence de dommages aux personnes et à l’environnement se confirment.

Il reste, me semble t’il, compte tenu de l’utilité sociale et écologique très discutable de la production d’engrais chimiques à usage agricole, qu’on est en droit de mettre question l’opportunité de fabrications si dangereuses en plein en plein coeur de notre agglomération.

Crédit photo Paris-Normandie

Fukushima

20 000 personnes sont en train d’être évacuées des alentours de la centrale nucléaire de Fukushima Daini ou s’est produit une explosion d’hydrogène suivie de l’effondrement du toit et des murs du bâtiment du réacteur.
Le gouvernement a également ordonné l’évacuation des habitants riverains dans un rayon de 10 km autour d’une deuxième centrale voisine, Fukushima Daiichi.

Souhaitons que le pire ne sera pas confirmé dans les prochaine heures : un accident nucléaire majeur.
Les explosions et les incendies sont consécutifs à la perte de refroidissement due à la coupure électrique. Ces deux centrales sont situées dans le secteur qui a été touché par le tsunami. C’est ce phénomène plus que les secousses sismiques elles mêmes qui semblent avoir provoqué la panne du système.

Dans un message adressé ce matin aux militants d’Europe Ecologie, Cécile Duflot, souligne que l’heure est à la mobilisation internationale avec les victimes du tremblement de terre et se souvient que lors du dernier congrès des Verts mondiaux les Verts japonais, cartes à l’appui, dénonçaient l’implantation des centrales dans des zones à risque sismique élevé

Croisons les doigts pour que la catastrophe redoutée ne soit pas confirmée dans les prochaines heures ; on rêverait vraiment d’avoir tort sur toute la ligne.

il reste qu’il faut encore une fois souligner la spécificité les accidents industriels dans l’industrie du nucléaire : leurs conséquences sont juste mille fois plus graves pour la santé publique et pour l’environnement !

Nous sommes en Normandie sur équipés de centrales et même d’un centre de retraitement des déchets. On veut même en construire de nouvelles, EPR, à Flamanville et à Penly.
Est il si incongru de demander aux nucléocrates s’ils intègrent dans leurs savantes constructions les prévisions actualisées dans des études financées par la NASA qui nous prédisent une élévation du niveau de l’océan plus rapide que prévue?
Penly, les pieds dans l’eau en 2050?

Le fantôme d’Uralchem

algues vertesJe lis ce matin dans mon PN que Christian Cuvilliez qui a défendu jusqu’au bout le projet d’usine d’engrais Uralchem en plein coeur de Dieppe est le président du Semad, la société d’économie mixte de l’agglo dieppoise, qui va récupérer et gérer l’avenir de la friche..

Ah bon? il ne démissionne pas?

« La France ne doit pas devenir le pays du soleil couchant »

Bien trouvé ce titre du communiqué de presse publié aujourd’hui par 16 fédérations d’entreprises, d’associations environnementales, et pas les moindres (les artisans de la Capeb, la Fédération française du Bâtiment, le syndicat des énergies renouvelables, France Nature Environnement, le Réseau action climat, Négawatt…). Elles y dénoncent le moratoire décrété sans préavis par le gouvernement pour bloquer le développement de la filière photovoltaïque française. Le motif semble tout trouvé : les tarifs, élevés, de rachat : 35ct le KWH contre 8 ct pour l’éolien et 5,5 centimes prix du marché. Mais il est fallacieux.
- Chacun sait que le coût de l’électricité nucléaire est sous évalué et n’intègre pas vraiment le coût de démantèlement des centrales et pas du tout celui du stockage et du retraitement, à perpétuité, des déchets.
- Le photovoltaïque français.. est chinois, faute de volonté publique de construire une filière industrielle.
- Le marché est faussé par un système dans lequel EDF se retrouve à la fois à payer « cher » une énergie qu’elle.. vend, via une filiale qu’elle détient à 50%. « Pratique » commerciale qui vaut d’ailleurs à EDF une plainte du collectif « Touche pas à mon panneau solaire« auprès de l’Union européenne, pour pratiques anticoncurrentielles!
25 000 emplois sont concernés, sous 3 mois.
Je visite demain, à l’invitation de Thibault Nivière représentant local d’Europe Ecologie Les Verts, une entreprise barentinoise dont l’activité et les emplois sont menacés par l’arbitraire gouvernemental. On en reparle!

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LGV Paris-Normandie : les élus régionaux Europe Ecologie normands et franciliens parlent d’une voix

Un coût démesuré pour un projet étranger aux besoins quotidiens des usagers.

Future of transportsLe Comité de pilotage de la ligne grande vitesse Paris-Normandie doit annoncer aujourd’hui ses estimations du coût des différents scénarios du projet de ligne nouvelle. D’ores et déjà, il est admis que ces hypothèses devraient varier entre 7 et 12 milliards d’euros (M€). Les élus Europe Ecologie – Les Verts (EELV), évidemment favorables au développement du rail, rappellent en premier lieu un ordre de grandeur utile au débat : le coût moyen, estimé par RFF, de construction d’un kilomètre de LGV est de l’ordre de 20 millions d’euros (m€), alors que le coût moyen de modernisation d’un kilomètre de ligne sur le réseau secondaire est estimé à 1 million d’euros, soit un rapport de 1 à 20.

Pour les élus écologistes des trois régions concernées par le projet, Basse-Normandie, Haute-Normandie et Ile-de-France, la mobilisation de tels moyens dans ce projet passe clairement à côté des enjeux urgents du transport ferroviaire.

Cécile Duflot, présidente du groupe Europe Ecologie – Les Verts au Conseil régional d’Ile-de-France, rappelle  » la situation intenable vécue au quotidien par des millions de franciliens dépendants de transports collectifs dégradés par des années de sous-investissement. La priorité, pour la région Ile-de-France, est de répondre à ce problème, pas de nourrir une nouvelle fuite en avant sur les lignes à grande vitesse, sur lesquelles la France a déjà beaucoup misé ces vingt dernières années, laissant son réseau secondaire à l’abandon. Les politiques de transport et d’aménagement du territoire doivent s’appuyer sur les besoins de vie quotidienne, sur les situations concrètes des usagers, pas sur la préférence des grands aménageurs pour les projets colossaux « .

David Cormand, président du groupe EELV en Haute-Normandie, ajoute :  » Il n’y a pour l’heure aucune hypothèse de financement crédible du projet. L’État, une fois passées les déclarations fracassantes du Président de la République au Havre, n’a rien dit depuis 2009 ! Et il n’a pas mis le moindre euro sur la table. Notre priorité : l’amélioration à court terme de l’existant, la réalisation du Mantois et le nœud ferroviaire sur la rive Gauche de l’Agglomération de Rouen afin de garantir au plus grand nombre des trains qui partent et arrivent à l’heure. Le  » fantasme LGV  » retarde d’autant les initiatives à prendre d’urgence. L’enjeu du rapprochement de la Normandie à Paris ne peut pas conduire à sacrifier encore les lignes intermédiaires.  »

Pour Mickaël Marie, membre de la Commission Transports du Conseil régional de Basse-Normandie et président du groupe EELV,  » il est temps de se concentrer sur ce qui pourra effectivement être fait.. En l’occurrence, les besoins sont clairs : à court terme, l’amélioration du service sur les lignes existantes (un cauchemar aujourd’hui sur Paris-Cherbourg et, plus encore, Paris-Granville !) ; à plus long terme, dans un contexte de pétrole plus cher, à la réhabilitation des lignes de proximité supprimées dans le passé. Et ça ne coûtera pas plus cher : les travaux préalables à la réouverture de la ligne entre Caen et Flers sont estimés entre 60 et 70 millions d’euros, soit 3 à 4 kms de LGV. « 

POUR UN NEW DEAL ÉCOLOGIQUE Ecologiste rouennais. Vice-président de la Région Haute-Normandie, chargé de l'économie sociale et solidaire, l'économie des territoires (agriculture, pêche, tourisme, forêt), la coopération Nord Sud.