Les associations Ubucuti (amitié
en langue kinyarwanda) et Survie, dont l'ami
jean Luc Chavaniaux, conseiller municipal vert de Bois Guillaume est
l'animateur régional, invitent les rouennais à une soirée de commémoration
dédiée au seizième anniversaire du génocide des Tutsi du Rwanda, demain samedi
24 avril à Rouen , de 18 à 23h, à la Halle aux toiles.
Les organisateurs et leurs invités, évoqueront le sort tragique et la
résistance de plusieurs dizaines de milliers de Tutsi qui s'étaient réfugiés en
avril mai dans les collines de Biserero, pour échapper aux tueurs, soldats,
miliciens et population locale mêlés, mobilisés par les autorités génocidaires
rwandaises pour éradiquer cet obstacle à la « solution finale » du
« problème Tutsi ». Ils rappelleront l'étrange passivité des troupes de la
mission française turquoise présentes sur le site en juin et laissant se
poursuivre le massacre des derniers survivants.
Des rescapés et des spécialistes de l'histoire du génocide témoigneront et
rendront compte des recherches menées depuis 15 ans sur ces crimes. Sont
annoncés :
Patrick
de Saint-Exupéry, grand reporter au Figaro
Nestor Bidadanuye chercheur sur la résolution des conflits
dans les grands lacs
Jean Luc Chavanieux, Vice-Président
Survie Haute-Normandie sur le rôle de la France au Rwanda
Alexia Gakuba , rescapée, peintre, témoignage
Uzias Nzabayire, ancien employé de préfecture de Kibuye,
témoignage
Immaculée Iribagiza, rescapée de Bisesero,
Témoignage
Si vous ignorez ou connaissez imparfaitement la réalité et les ressorts de
cette histoire, si lointaine, si proche , je vous recommande la lecture de la
trilogie de
Jean Hatzfeld. "Le nu de la vie" fait le récit du cauchemar des
victimes des collines de Nyamata. "Une saison de machettes" donne
l'occasion aux génocidaires hutus de dire la banalité du meurtre de masse
planifié de leurs voisins. "La stratégie des antilopes" raconte la
fuite éperdue et dispersée, des 20 survivants de Naymata parmi 6000 tutsis
réfugiés dans les marais. Faites en l'acquisition, empruntez les. Vous vous y
mettrez à un moment ..propice et saisirez la nécessité de ne pas ignorer cette
part de notre histoire et de notre (in)humanité.