- la théorisation et la pratique de la coupure entre gauche de gestion et gauche de la rue, qui est commune... à Olivier Besancenot et à Walter Veltroni, est une grosse bêtise. Si la gauche c'est le parti du mouvement et du progrès humain, elle doit obligatoirement contester, mobiliser la société et gérer!
- la rénovation programmatique de la gauche passe par l'Ecologie. Pas celle des mesurettes cosmétiques, mais celle qui sait s'opposer à l'imposture des agro carburants, et ne promet plus de développer et le transport ferroviaire et fluvial et le transport routier!
- la gauche de demain, obligatoirement écolo, n'est plus concevable à l'échelle d'un seul pays. Il faut être aveugles pour continuer à ne pas distinguer que les victoires de Berlusconi, de Sarkozy, se nourrissent du rejet de l'Europe et s'accomodent très bien de cette nouvelle répartition : aux marchés globaux les affaires sérieuses, industrielles et financières, aux petits théâtres nationaux l'illusion de la politique.
Dans cette répartition, nul doute que le milanais et le neuilléen sont hors d'atteinte de leurs challengers actuels.
L'utilité de la gauche c'est de remettre de la régulation, sinon de la puissance publique, dans l'économie et pour protéger la planète.
Ce pouvoir d'agir, elle ne pourra le regagner qu'à l'échelle de l'Union européenne.
J'ai l'intuition que c'est à cette échelle qu'il est possible d'inventer projets et partis nouveaux.
Je rêve d'une nouvelle gauche écolo europénne qui ferait de la construction politique, sociale, et écologique, de l'Europe, son principal objet politique.
Avouons le tous, partisans de gauche du oui comme du non au TCE, que nous avons depuis belle lurette relégué cette question au second plan.
Et cela fait bien les affaires de la nouvelle droite au pouvoir d'Etat!

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