Avec le soutien de la Région, Sophie Dazy, qui porte ce projet de création d'entreprise, a depuis réalisé les études de faisabilité et de marché qui concluent à son utilité écologique et sociale et à sa pertinence économique.

Au total, dans les 14 villes (dont Lyon, Grenoble, Lille, Toulouse, Reims..) où circulent les mêmes vélos taxis, 100 emplois ont été créés.
Partout le modèle économique de ces micro entreprises repose pour 25% sur le paiement des courses et pour 75%, des recettes issues de la location à des annonceurs des surfaces d'affichage disponibles à l'arrière et sur le coté de la coque.

A Rouen, 2 emplois seraient créés dès le démarrage. La course serait facturée un €uro la prise en charge plus un €uro du kilomètre.

Mais la ville de Rouen fait la grimace à l'idée de voir 6 mètres carrés (pour deux taxis) supplémentaires de pub se promener en ville.

Je pense, pour ce qui me concerne, que ce n'est pas une raison suffisante pour planter ce projet.
Parce qu'il est fondamentalement complémentaire de tous les efforts publics entrepris pour réduire la place de la voiture en ville.
Parce qu'il est ... moyennement équitable de se focaliser sur ces quelques mètres carrés de pub dans une ville qui s'est offerte, (sous le règne de son maire précédent ) pour de longues années, à une grande entreprise de mobilier urbain qui n'a depuis cessé d'augmenter ses affichages dans toute la ville.
Et puis, comment expliquer une interdiction de pub aux vélo- taxis alors qu'elle est autorisée aux taxis.. à moteur???
Parce que la porteuse de projet inscrit délibérément sa démarche dans la lutte pour un meilleur environnement et pour la réduction des émissions de CO2; elle a démarché des annonceurs institutionnels (vie culturelle, touristique) et s'inscrit dans un réseau qui a été labellisé dans le cadre de l'agenda 21 de la ville de Lille et fait contribuer ses annonceurs au financement d'actions environnementales.

Je soutiens aussi ce projet, parce que c'est un projet économique.

Parce que la personne qui le porte y travaille d'arrache pied depuis un an, a partagé et confronté son expérience et son projet avec d'autres entrepreneurs de l'économie solidaire régionale, a suivi une formation, s'est rendue disponible pour entendre les suggestions de tous les partenaires concernés.
Parce qu'elle est prête à créer une entreprise locale, dont le modèle économique est établi dans 14 villes, et souhaite ensuite essaimer et créer des emplois dans d'autres villes de la Région.

Que faut il de plus??