Dominique Gambier, lui même éclairerait le débat s'il n'oubliait pas de préciser que cette étude n'est pas une étude comparative entre la gestion privée et la gestion publique, existantes, mais une étude prospective entre les avantages et inconvénients supposés de deux hypothèses : la gestion en régie directe, qui a été choisie, ou la gestion en régie contrôlée.

A tous, je propose de lire les études comparatives de gestion passées et existantes qui ont été réalisées par Raymond Avrillier, ancien Vice président Vert de la communauté d'Agglomération de Grenoble chargé de l'eau et de l'assainissement, et qui a piloté le retour en gestion publique de l'eau.
Dans cette ville, l'eau a en effet été privatisée en 1989 par Alain Carignon et remunicipalisée en 2000 par la gauche et les écologistes alors en union.
Comparaison édifiante des prix de l'eau selon le mode de gestion dans une quarantaine de villes.
Comparaison non moins édifiante et favorable à la gestion en régie directe : eau moins chère, et néanmoins investissements en hausse; qualité et service aux usagers améliorés!

Beaucoup des beaux esprits se répandent actuellement sur les estrades de cérémonies de voeux pour dénoncer un choix selon eux fait « par idéologie, pour faire plaisir aux verts et aux communistes ».
Mais qui sont les idéologues ? ceux qui font du benchmarking et mettent à disposition du public les résultats des expériences menées ailleurs ou ceux qui distillent des contre vérités et sont prêts au à risquer de sacrifier les ressources les plus rares et les plus vitales sur l'autel de la religion du « tout au privé »?
En 2011, la Communauté d'Agglomération devra décider de l'avenir de la gestion de l'eau dans la Vallée du Cailly et sur les plateaux nord, qui est actuellement déléguée à la Lyonnaise des eaux.
Il est de l'intérêt .. et de la responsabilité de tous que l'eau du débat soit d'ici là moins turbide!