La Confédération paysanne réaffirme la nécessité pour la société et pour les agriculteurs, d’aller vers une agriculture citoyenne, qui appréhende la question d’une façon plus globale en y intégrant notamment le risque de ruissellement. Il faut stopper l’agrandissement des fermes et des parcelles qui leur sont corrélées. Une politique foncière, ambitieuses et solidaire, est nécessaire pour permettre aux nombreux candidats de s’installer. Les haies, judicieusement plantées, peuvent considérablement atténuer le risque d’inondation. Elles pourront palier à la pénurie d’énergie qui s’annonce. La nature des cultures est aussi un élément aggravant, seule la couverture en herbe d’une parcelle ayant une forte pente évite les ruissellements. L’alternative de l’herbe permet en outre, pour les animaux, de diminuer la consommation du soja qui se fait au détriment de la forêt équatoriale. Une véritable politique, fondée sur la maîtrise des productions, permettrait une répartition équitable de la production, au contraire de ce qui se fait, par exemple, avec les cochons en Bretagne où une poignée d’éleveurs assure l’essentiel de la consommation française avec les conséquences que l’on connaît. Cette maîtrise en faisant coïncider consommation et production éviterait les situations de surproduction et permettrait ainsi de renouer avec des prix agricoles rémunérateurs. Une agriculture paysanne et citoyenne fait se coïncider les aspects techniques, économiques et humains.

logo_conf.jpg La qualité de l’eau, la perméabilité des sols et beaucoup d’autres facettes liées à notre façon de produire, peuvent évoluer en fonction du type d’agriculture que la société se choisira.

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