- pour assumer ses responsabilités sociales et environnementales en maintenant aujourd'hui l'emploi dans ses raffineries
- préparer l'avenir et assurer la reconversion de ses activités et de ses salariés, en garantissant à ces derniers un revenu de transition
- pour investir localement dans les nouveaux secteurs de l'énergie renouvelables et préserve ainsi l'avenir de ses salariés, de ses territoires d'implantation, mais aussi pour son propre avenir.

À défaut, la fermeture annoncée de la raffinerie de Dunkerque souligne que pour la direction de l'entreprise, ce sont les salariés qui constituent la variable d'ajustement en cas de difficulté industrielle.

À Dunkerque, en faisant semblant de consulter le comité d’entreprise alors que les salariés connaissent déjà la décision de fermeture, Total démontre une conception cynique de sa responsabilité sociale et une vision de court terme inacceptable tant du point de vue social qu'environnemental. Europe Ecologie soutient la demande des salariés de réunion du comité d'entreprise, dès à présent.

Exploration de nouveaux champs hydrocarbures, capacités de raffinage, quand il investit, Total n'investit que dans la consolidation d’un modèle économique dépassé et terriblement coûteux pour notre environnement et pour nous tous. Après les 14 milliards de 2008, une fois encore, la répartition des bénéfices et les priorités d’investissements de Total démontrent que la rentabilité immédiate et le court-termisme continuent d’inspirer une stratégie plus financière qu'industrielle.

À l'irresponsabilité sociale, environnementale et industrielle de Total répond l'irresponsabilité politique d'un gouvernement sans vision d'avenir ni politique industrielle.

Paris, le 22 février 2010

Jean François Caron, tête de liste Europe Ecologie dans le Nord Pas de Calais
Cécile Duflot, tête de liste Europe Ecologie en Île-de-France