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Développement durable en entreprises : la Région Normandie tire un trait sur 10 ans de travail du réseau Grandde

Cherchait il une solution ou voulait il seulement jouer la montre ?

Il y a deux semaines, le vice-président de la Région Normandie chargé de l’environnement, répondant aux inquiétudes qui avaient fait suite à l’annonce de la décision de la Région Normandie de couper les vivres au réseau des acteurs normands du développement durable en entreprises (Grandde), avait indiqué «  laisser la porte ouverte » en vue d’un rendez vous annoncé le 19 octobre.

Le dit rendez vous avec le service environnement de la Région Normandie n’a malheureusement pas mis en évidence la moindre proposition concrète susceptible d’éviter l’arrêt d’activité.

Le licenciement des 5 chargés de mission de l’association est désormais programmé à l’échéance du 31 décembre 2016.

Le travail de fourmi accompli depuis 10 ans par Grandde – la sensibilisation et l’accompagnement des entreprises normandes désireuses de vivre et se développer en inventant de nouveaux modèles productifs, moins émetteurs de CO2, préservant la biodiversité, la mise en chantier de boucles vertueuses d’écologie industrielle et d’economie circulaire – ne sera pourtant plus pris en charge, de leur propre aveu, ni par la Région elle même, ni par l’ADN (l’Agence de développement de la Normandie) nouvellement créée.

Les élu-e-s écologistes partagent la stupeur des quelques 120 acteurs économiques et territoriaux concernés par cette décision brutale et non concertée.

Monsieur Dejean de la Batie, Vice-président chargé de l’environnement qui posait au milieu de la photo des lauréats 2016 des « Trophées du développement durable », mesure t’il que la non décision de l’exécutif régional fera de cette session la dernière du genre ?

Madame Gauguin,Vice-présidente chargée de l’économie, envisage t’elle sérieusement l’avenir des entreprises sans l’intégration méthodique des enjeux du développement durable ?

Les arguments mis en avant pour justifier le lâchage sont en réalité des arguties.
Le réseau Grandde bénéficiait jusqu’à présent non « d’un chèque global » mais d’un soutien à un programme d’actions précis. Quant à la part de financement public, elle n’est ni plus ni moins importante que celle dont bénéficient des associations de filières économiques comme LSN (logistique) ou NAE (aéronautique) sans encourrir le même reproche de l’exécutif régional.

C’est pourquoi les élu-e-s Normandie écologie / EELV au Conseil Régional demandent instamment au Président de la Région Normandie de remettre une décision définitive à l’issue d’une évaluation approfondie de l’utilité des missions du réseau Grandde dans le nouveau contexte normand et d’assurer dans cet intervalle le soutien nécessaire, ainsi qu’il est fait, dans cette période de transition, pour beaucoup des partenaires de l’une ou l’autre des deux ex régions.

Claude TALEB, membre de la Commission permanente

Caroline AMIEL, membre de la Commission économie

Laetitia SANCHEZ, présidente du groupe des élus NE/EELV

crédit photo : http://www.grandde.fr/

Interdire les insecticides « tueurs d’abeilles », c’est possible !

Courrier adressé à Messieurs Hervé MAUREY, Président de la Commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat Monsieur Christophe BOUILLON, Vice-président de la Commission du développement durable de l’Assemblée nationale.  Madame Barbara POMPILI (secrétaire d’Etat chargée de la biodiversité). Madame Ségolène ROYAL (Ministre de l’écologie). Monsieur Stéphane LE FOLL (Ministre de l’Agriculture)

Lors de l’examen en première lecture du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, l’Assemblée nationale avait permis une avancée majeure pour la préservation de la biodiversité en votant une interdiction des insecticides néonicotinoïdes.

Malheureusement, sous l’influence des lobbies, la commission développement durable du Sénat a supprimé cette disposition fondamentale.

A partir du mardi 1er mars en commission « développement durable » puis à compter du 15 mars en séance, les députés vont examiner et voter en deuxième lecture ce projet de loi. Vous pourrez alors rétablir cette disposition en votant dans l’article 51 quaterdecies un amendement interdisant les produits contenant des substances actives de la famille des néonicotinoïdes, y compris les semences traitées avec ces produits, à partir du 1er janvier 2017.

J’espère que vous soutiendrez l’interdiction des insecticides néonicotinoïde dit « tueurs d’abeille ».

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Ecologie & Politique, une nouvelle page à écrire

2010-2015 : Qu’avons nous fait d’Europe Ecologie ?

Les politistes en feront assurément un sujet d’étude ou un cas d’école : comment avons-nous pu passer en 5 ans d’un si bel espoir de réinvention de la politique à la quasi disparition de l’écologie politique comme acteur qui compte dans le paysage ?

L’espoir était au rendez vous en 2009-2010, quand EELV semblait porter l’espérance d’une sorte de « mouvement social et citoyen écologiste » susceptible de rebattre les cartes politiques et d’inscrire l’agenda des solutions de la transition écologique dans notre pays

Et pourtant, notre mouvement est aujourd’hui plombé par l’image dégradée d’un parti sans boussole stratégique qui, à force de se préoccuper de lui-même, s’est déconnecté de ses partenaires naturels, le mouvement associatif environnemental et les innovateurs sociaux.

Si le moment est venu d’examiner sans complaisance nos erreurs, il convient, pour être « justes » de les resituer dans un contexte global délétère. Les écologistes ne sont pas responsables de la dureté des temps. L’incapacité de la communauté internationale à agir pour apporter des solutions justes et durables aux tensions et conflits, l’impuissance avérée de l’Union européenne à se constituer en un acteur qui porte du sens et qui compte, et la forte montée corollaire des populisme et du néo-fascisme, pèsent lourd.

Mais alors qu’il faudrait justement faire des efforts sur nous-mêmes, redoubler d’imagination, plus que jamais être ceux qui sont « utiles » parce qu’ils aident à faire société et à construire ensemble les solutions de la transition vers une société apaisée, solidaire, économe de ses ressources, prenant soin de la beauté et de la diversité du monde, nous nous contentons de faire étalage de certitudes d’il y a 25 ans, comme si le monde et la compréhension du monde n’avaient pas connu des révolutions. Notre écologie est en quelque sorte devenue « fainéante », le système de pouvoir et d’allégeances qui gouvernent ce parti depuis bientôt dix ans a couramment démontré son peu de goût pour le travail intellectuel et l’effort de recherche et d’innovation. Le prix en est élevé.

La petite histoire du rendez vous manqué

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4 janvier 2016, la Normandie

Aujourd’hui se déroule à Rouen la première assemblée plénière de la Normandie unie.

Conseiller régional écologiste élu le 13 décembre dernier sur la liste d’union des gauches et des écologistes, je dois au respect du choix des électeurs de saluer celui qui dirigeait la liste des droites et des centristes, qui sera le premier Président de la nouvelle collectivité. Je souhaite donc à Hervé Morin et à son exécutif, de réussir, pour la Normandie, pour ses habitants.

Il aura fort à faire dans un contexte des plus difficiles alors que se tourne la page d’une annus horribilis au cours de laquelle les habitants de notre pays, quelles que soient leurs nationalité, leurs origines, leurs choix religieux, ont été en début et en fin d’année, violentés, meurtris par les actes criminels sans précédents que chacun conserve en mémoire.

C’est à l’Etat qu’il appartient d’assurer la sécurité et la paix civile.

Mais chacun de nous doit prendre sa part en commençant  par ne pas faire aux assassins le cadeau de sauter à pieds joints dans le piège qu’ils nous proposent, eux dont les ennemis sont la démocratie et les libertés publiques, et l’unique programme, la guerre civile planétaire.

Faire honneur à la démocratie, la défendre comme notre bien le plus précieux.. cela concerne les élus régionaux que nous sommes.

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Les 10 ans de l’Adress : 10 ans d’action en faveur de l’entrepreneuriat social et solidaire

Il y a 10 ans, la création de l’Agence pour le Développement Régional de l’Economie Sociale et Solidaire (l’Adress) était un premier aboutissement concret d’une démarche de co-production d’une politique publique régionale initié par la Région Haute-Normandie.

Cette approche était.. une première pour la collectivité. La création d’une agence dédiée à la promotion de l’ESS, à l’accueil et à l’appui des porteurs de projets, financée par des fonds publics mais gérée par ses adhérents, était une innovation bientôt dupliquée en Ile de France.

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Ferme des Bouillons, La trahison de la Safer et des services de l’Etat

Le difficile constat est partagé avec Perrine Hervé-Gruyer : élus impliqués dans des relations de travail suivies, l’un avec les services du Ministère de l’agriculture en région, l’autre avec la Safer, estimons avoir tous deux été trahis par ces interlocuteurs. C’est ce que nous avons expliqué à la presse ce sinistre 19 aout aux cotés de Cyrille Moreau, élu écologiste à Rouen-Métropôle.

Merci @ Lydie Turco pour la réalisation de cette vidéo

Ferme des Bouillons : le moment de rendre justice aux occupants

La revente de la ferme des Bouillons par son promoteur propriétaire est une bonne nouvelle qui ne doit cependant pas trop vite faire oublier que ce retour à la terre d’une ferme promise à l’urbanisation a été rendue possible par l’action d’occupation pacifique, joyeuse, créative et laborieuse du site,  menée par l’association depuis octobre 2012 avec l’appui de centaines de bénévoles et le soutien de milliers de citoyens de l’agglomération rouennaise.

La Safer se trouve aujourd’hui en situation d’attribuer les 4 hectares concernés.

Dans la logique de ses missions de service public, il lui appartiendrait, des lors que plusieurs candidatures sont déclarées, d’attribuer, in fine, au projet agricole le mieux ficelé, présentant le plus de garanties de réussite agricole et économique.

La Safer reconnait aujourd’hui la légitimité d’une installation en agriculture biologique.

Il paraît  maintenant souhaitable qu’elle use de son droit de préemption afin justement d’examiner avec toute l’objectivité requise les projets qui lui seront soumis.

Il appartiendra alors aux porteurs de projets de faire valoir leurs arguments. A professionnalisme équivalent, la connaissance du terrain,  l’ancrage territorial et la mobilisation des souscripteurs de l’appel à financement participatif ne pourront qu’être pris en compte.

Claude Taleb, vice Pdt de la Région chargé de l’agriculture

POUR UN NEW DEAL ÉCOLOGIQUE écologiste, conseiller régional de Normandie